Virginie
écrit à

   


Louis XIV

     
   

Merci infiniment...

    Votre Majesté,

Je tenais à vous écrire un petit mot pour vous remercier. Vous devez être surpris qu'une parfaite étrangère vous remercie comme ça! Je vous explique: depuis toujours, j'ai une passion ou plutôt un grand intérêt pour vous, votre règne, votre époque et Versailles que je trouve absolument splendide, féerique (j'adore y aller, m'y promener... je trouve qu'entre ses murs, vous veillez sur nous, rien ne peut nous arriver et on peut se détendre... C'est un plaisir!)

Vous m'avez donné envie d'être professeur d'Histoire pour pouvoir transmettre mes connaissances à d'autres... Après quelques ratés, j'ai changé d'avis pour être institutrice. À l'oral de mon concours, j'avais pris histoire et je suis tombée sur le sujet: Louis XIV et Versailles! Le rêve pour moi! Grâce à vous, j'ai eu une superbe note! Alors merci, merci, merci, merci... Vous m'avez porté chance, avez veillé sur moi et maintenant, j'enseigne aux enfants!

D'ailleurs, ce soir, je vais à Paris, Porte de Versailles voir la comédie musicale sur vous («le Roi Soleil»); je suis impatiente de voir ça, j'espère que ce sera à la hauteur de Votre Majesté. Je ne sais pas si vous en avez entendu parler et quel est votre avis là-dessus... Peut-être approuvez-vous puisque vous aimiez déjà danser et monter des spectacles à Versailles, c'est peut-être la continuité, non?

J'ai l'habitude de terminer mes petits mots en disant «je te fais de gros bisous», mais là, je pense que ça ne va pas être convenable! Alors, je dirai simplement «Merci».

Prenez soin de vous.

À bientôt

Virginie


Madame,

Vous faites, Madame, un heureux mestier.  L'instruction est chose si importante, je vous félicite d'y dedier vostre vie.

Vostre missive m'a fait le plus grand plaisir.  Cela me rejouit de voir que, a vostre lointaine epoque, mes sujets peuvent se rendre à Versailles et s'y promener. 

Certains de vos contemporains m'ont escrit au sujet de la comedie dont vous me parlez.  Je ne peux que l'imaginer.  Cela ne me desplaist point de savoir que cet art existe encore de vostre tems.

N'hesitez point, Madame, à m'escrire de nouveau si le coeur vous en dit, il me fera grand plaisir de pouvoir vous respondre à nouveau.

Louis