Carol Alessandra

écrit à

   


Louis XIV




Inspirée

    À Sa Gracieuse Majesté Louis le quatorzième, roi de France et de Navarre,

Sire! Je viens vers vous aujourd'hui, en toute humilité, afin de vous présenter mes plus profonds respects. Je prends les devants et me présente à vous, devant toute votre cour, le regard humble devant tant de lumière. Me permettriez-vous, Votre Grâce, d'abuser de votre temps si précieux et de partager avec moi un bref instant ?

Peut être que Votre Majesté a déjà entendu parler de la dame que je suis. En effet, j'entretiens depuis quelque temps déjà une correspondance avec Monsieur, votre frère. Échange très fructueux qui me permet d'apprendre à connaître sa si singulière personnalité! Il me plaît de converser avec lui de moults sujets. Je suis en effet une dame avide de connaissances et, grâce à Monsieur, mes désirs de cognition sont amplement comblés.

Cependant, dans son dernier courrier, monsieur votre frère me conseilla de m'adresser à Votre Altesse pour mieux comprendre un sujet qui me passionne dont vous fûtes, et dont vous êtes encore, un des plus dignes et un des plus charismatiques représentants. Ce sujet étant les armes, la stratégie et autres tactiques militaires.

Dans mon premier courrier à Monsieur, je lui ai fait une demande. Celle de prendre un peu de son temps afin de s'entretenir avec une dame curieuse et désireuse d'apprendre dans le cadre d'une correspondance culturelle. Demande qu'il a gracieusement acceptée.

Consentiriez-vous, Sire, à partager quelques petits moments de votre vie avec moi? A me consacrer ses mêmes instants, tout simplement pour m'instruire ? Qu'il me plairait que Votre lumineuse Majesté accepte la requête d'une dame tant inspirée! Vous êtes seul juge, Votre Grâce. Vous seul pouvez apprécier si oui ou non je suis à la hauteur d'un tel honneur.

Sire ! Je ne sais comment vous remercier d'avoir pris le temps de m'écouter et je vous serais gré de l'attention que vous porterez, j'en suis sûre, à ma demande.

Je vous prie de croire, Votre Grâce, en mes respects les plus sincères ainsi qu'en ma plus grande admiration.

Votre humble et dévouée servante,

Carol Alessandra, une dame inspirée


Madame, 
 
Je n'ay point eu le plaisir d'entendre de parler de vous car bien que je connoisse la participation de mon frère au projet Dialogus de Monsieur Dumontais, je n'ay point eu l'occasion de communiquer avec luy de cette façon. Et quant à lui en avoir entendu parler de vive voix, au moment où vous me trouvez, soit en l'an de grasce 1715, mon frère nous a quitté il y a déjà plusieurs années de cela. 
 
Cela dit, il me fera grand plaisir de partager une correspondance avec vous, sur les sujets de vostre choix. 
 
Je vous donne le bonjour,
 
Louis