Alexandre
écrit à

   


Louis XIV




Grand monarque habile dans tous les domaines

    Bonjour Votre Majesté,

Comment vous portez-vous?

Je souhaitais vous demander quels étaient vos rapports avec monsieur de Lully. J’ai cru constater qu’ils étaient assez médiocres, si j’en crois un film (sorte de représentation théâtrale moderne) intitulé «Le roi danse». Ce film est consacré à la collaboration que vous avez avec Lully; ce dernier est montré comme un courtisan obséquieux aux mœurs ultra-mondaines. Vous êtes dépeint très justement sous les traits d’un monarque habile dans tous les domaines, dont celui de la danse. C’est justement la principale raison de ce film, qui montre que vos rapports amicaux (lorsque vous étiez jeune) deviendront si médiocres, que vous le disgracierez!

Quels étaient vos rapports avec le grand dauphin, et ses fils, Philippe d’Anjou (futur Philippe V d’Espagne), et le duc de Bourgogne?

En vous remerciant gracieusement,

Portez-vous bien.

Alexandre D. (Votre lointain descendant)


Monsieur,

Il me faire grand plaisirs de pouvoir respondre à vos questions.

Mes rapports avec monsieur de Lully… cela despends du moment! Monsieur de Lully m’a écrit une musique magnifique et des opéras qui le sont tout autant. C'est là le souvenir de sa personne que je souhaite conserver. Je n’irois point jusques à dire que nos rapports estoient médiocres. Parfaits? Non point. Mais médiocres non plus. Quant à ses mœurs, je n’ay jamais souhaité en entendre plus. Monsieur de Lully estoit marié et père et je n’ajouteray rien sur le sujet. Pour le reste, il est venu un moment où son talent ne respondoit plus au besoin que j’en avois. Cela ne luy enlève rien et je crois que la musique qu’il a escrite pour moy demeurera, la preuve en est que vous mesme m’en entretenez aujourd’huy. Et cela est tant mieux.

Mes rapports avec mon fils et mes petits-fils ont de tout tems esté excellentes. Vous me voyez très fier de voir mon petit-fils sur le trosne d'Espagne. Quant au duc de Bourgogne, bien que son humeur estoit inégale, je n’avois point perdu espoir qu’en apprenant à mes costés il devienne un grand roy. Mais Dieu en a décidé autrement…

Louis