Marie-Claude
écrit à

   


Louis XIV

     
   

Descendance en Nouvelle-France? 

   

Très Chère Majesté,

C'est un immense honneur pour moi de vous écrire, étant sans doute une de vos admiratrices les plus fidèles. Je me réjouis toutefois de n'avoir pas vécu à votre époque, car même si votre Royale Grandeur eut daigné poser les yeux sur ma personne et les y arrêter, ce dont je doute fort car je ne suis pas d'un rang assez élevé, son intérêt pour moi n'aurait pu durer que quelques mois, ou tout au plus quelques années, comme ce fut le cas pour mademoiselle de La Vallière, par exemple. Comme elle, je ne me fusse point remise de votre abandon et j'eusse probablement terminé ma vie dans un couvent, bien résolue à n'aimer jamais personne d'autre que vous.

Cette protestation de mon admiration n'est pourtant point le but premier de ma missive et je poursuis donc immédiatement avec une question qui pourra peut-être vous sembler étrange. Ma grand-mère me parla un jour d'un de ses ancêtres (et donc un des miens), qui aurait peut-être fait partie de votre royale lignée. Ce digne gentilhomme fut un nommé «D'amours» et, selon la généalogie que mon aïeule m'a montrée, il s'agirait d'un descendant d'un de vos fils, légitimes ou non, ou encore d'un des enfants de votre frère Philippe. Je vous serais infiniment reconnaissante de bien vouloir m'éclairer à ce sujet, étant donné que la documentation à laquelle j'ai eu accès était malheureusement incomplète.

Je vous remercie à l'avance de l'intérêt que vous porterez à ma requête.

Votre dévouée,
Marie-Claude


Madame,

Il me fait grand plaisir de recevoir vostre missive. Cependant, je crains ne pouvoir vous aider sur le sujet dont vous me parlez. Je ne connois point ce desnommé D’amours dont il est question dans vostre lettre.

Je vous asseure, Madame, que mes yeux regardent tous mes sujets avec le mesme interest, quel que soit leur rang.

Je vous donne le bonjour et vous souhaite la meilleure des chances dans vostre queste,

Louis


Chère Majesté,

Je vous remercie infiniment de votre courtoisie à me répondre si promptement. J'ai eu plaisir à vous lire, même si vous n'avez pu éclairer mes recherches. Je m'intéresse depuis longtemps à votre époque, qui sait, j'aurais peut-être encore recours à vous.

Merci encore.

Marie-Claude


Madame,

Je vous asseure que tout le plaisir est pour moy.

Louis