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          Dialogus

Satan de Dialogus
écrit à

Lilith


Je


   

Redessine, notamment de ma queue sagittale, 
Sous une lune dentelée à reflets de cristal,
Avant de planter icelle en Ton creux rectal,
Le tour corallin de Tes lippes horizontales;
Ma langue en M, ô hie première,
Liche, d'une guise non coutumière,
L'incarnat de Ta rose trémière;
Et, comme coup de fion,
Je bois son fluide fluidifiant.

Note: miam miam.

Deux gaules joignant un cygne,
Dalel n'tchrofth,
SATAN
Σατανάς


Sāṭānā’

   {un souffle}
Toi, encore...
Mes yeux Te goûtent.
Mes doigts Te cherchent, T'exigent.

   {Un feulement}
La faim grandit, doucereuse appétence.
Mes narines dilatées, Tes entêtantes exhalaisons,

effluences épicées, promesses d'une délicieuse ivresse.

   {Un grognement}
Ton ventre, le doux delta de Ta toison d'ébène.
Ma langue serpentine glisse vers Tes rivages envoûtants.
Une onde sourde busque mes reins, creuse mes vallées opalines.

   {Un soupir}
Mes lèvres agacent Ton vit arrogant,
l'invitent, gourmandes, puis l'abandonnent primesautières.

Lors, Tes yeux enfiévrés interrogent mes iris au tourment.

   {Un halètement}
La lente reptation qui me mène à Toi.
Nos peaux esclaves qui s'appellent, s'espèrent.
Mon corps tendu -à l'instar de Ton membre -offert.

   {Un râle}
Viens, visite-moi car je suis LiLiTH,
le temple de Ton plaisir, l'autel de Ton extase.
La fusion, nos corps confondus, fondus, embrasés.

Enfin Nous!

לילית


Je re-liche

 

Sous le norois gémisseur,

Et à l’heure d’ipomée,

Notamment ses mi-sœurs,

Tes belles nymphes pommées;

Ta pezize ainsi que ta croupe

Durcissent à novo ma tigelle;

Et qui, par-devers ma troupe,

Crachote sa manne de nigelle

 

En ta niche.

 

 

Lilith,

 

Ensorcellement céruléen qui m’orne,

Que tes yeux soient clairs ou véreux,

Qu’ils soient doux, radieux ou mornes,

Aujourd’hui, te dis-je, je vole vers eux.


Deux gaules joignant un cygne,
Dalel n’tchrofth,

SATAN
Σατανάς


Mon fiel, mon miel,

Dans le miroir qu'est ton regard,
danse l'or de notre petite mort.
J'y lis ton ivresse de tendresse,
l'hébétude de la béatitude,
la stase de l'extase...

Sens-tu?

L'éternité est devenue volupté.

LiLiTH


Je te sens...

 

La lune, qui peu à peu se délite,

Prête forme d’une halite;

Et qui, non écornée, ô Lilith,

Fait figure et traits d’une élite.

Au mitan du ciel, là où s’alitent,

En bonne et due forme,

Des nimbus cordiformes,

Mon membre anguiforme,

Notamment à nervures énormes

Et aussi dur et ferme qu’un orme,

Quoique fuselé, effilé, filiforme,

Songe encor à Ta croupe lotiforme.

 
 
Deux gaules joignant un cygne,
Dalel n’tchrofth,
SATAN
Σατανάς


Samhain...

Quelle folie extatique, mon Psyle, de vivre à Tes côtés la nuit des carnins, le déferlement de notre obscur raout sur la terre des hommes. Et ce fut mirail en vérité de lire sur Ton visage une mienne liesse à contempler le manège de nos maupiteuses créatures.

Je palpite encore, cher Marse, des délices de ce sabbat. Les paillolles, nées de Tes caresses, brillent encore au fond de mes iris smaragdins. Mon esprit perd tout abir lorsque j'ai remembrance de l'embrasement de Ton corps marmoréen contre ma peau sélène, de Ta langue amarante madéfiant délicieusement mes lèvres d'Andrinople, de mon corps, pyrée sanctifié par Ton chrême.

Regarde moi, cher Ange, regarde la première femme, aptère, maîtresse des caraudes et de la sapience, et dis-moi ce qui arde aujourd'hui mon âme, dis-moi si Tu partages le don de Samhain que je sens croître en moi, sans le reconnaître pourtant.

LiLiTH


Dominicus, October XXXI, MMX…

Conopeo infert ex lardiformes nibh,
Cum Eburne Matt pallida et deformia,
Hac nocte ichtys, absente rotiforme lunae,
Imber larmiformes fluait semine
Igitur in illa luce, sicut achates ruiniform,
Dives vermiform Devilishly cocti
Quod tamen lyriforme balineae,
Ubi, inquam, regni uniformis
In mirabilis, fluctus tenebris multiformis,
Cui unum etiam cum attenuata, tenuis, filo....
Sub ambulavimus oculus Strigiformes lascivus,
Amor boni et rite.

Hum! Je dois traduire, me semble-t-il.

Sous une voûte voilée de nimbus lardiformes,
Quoique éburnés, mats, blafards et difformes,
En cette nuit d’ichtys, en l'absence de la lune rotiforme,
L’averse fluait en graines larmiformes;
En cet angle adoncques, pareil à l’agate ruiniforme,
Diantrement fertile en bouilles vermiformes,
Quoique si bath et lyriforme,
Où régnait, Te dis-je, le règne de l’uniforme,
À l’heure du mirabilis, au flux des ténèbres multiformes,
Bien qu’icelles fussent fuselées, fines,... filiformes,
Nous fîmes, sous l’œil lascif des strigiformes,
L’Amour en bonne et due forme.

Deux gaules joignant un cygne,
Dalel n’tchrofth,
SATAN
Σατανάς


L'Amour... originel & principiel, charnel & spirituel.

Mon regard se perd dans les cieux rubescents, l'écrin de Vesper, si radieuse ce soir. Je sens Ton souffle parcourir ma nuque, mes épaules; une caresse immatérielle, presque fantomatique et Tu n'imagines pas combien je me tance pour ne pas me retourner et en éprouver la réalité. Pas encore...

Laisse-moi m'éloigner, cher Ange, virevolter sous la lune parmi les pipistrelles. Laisse-moi m'étourdir quelques instants autrement que dans l'extase de nos embrassements.

Puis offre-moi enfin le sanctuaire de Tes bras.

LiLiTH


 Tes encore,Tes cris plaisiriques (Sic) durcissent à novo mon appendice caudal; da, j’ois Tes clameurs de joie; celles-ci m’empêchent de
faiblir et, bien sûr, me convient à récidiver, i.e., à Te refaire l’Amour Amoureusement. J’effleure donc Ta fleur d’almandin; je palpe
de ma paluche senestre Ton anfractuosité (avec virtuosité); icelle, bien qu’elle soit ceinte de duvets duveteux et érugineux, me résout en
un jappeur…Me voici collé sur toi, en toi et je m’étire en ravenala pour t’accoler vigoureusement. Hé! Σ 'αγαπώ…


Deux gaules joignant un cygne,
Dalel n’tchrofth,
SATAN
Σατανάς



Tes mots ont rompu les digues de mon esprit et déferlent en moi, emportés par les flux et reflux du plaisir. Tu m'enlaces, cher ange, et je m'empresse de glisser mon minois au creux de ton épaule, dissimulant l'éclat adamantin qui brille au coin de mon œil.

Tes mots bondissent, rebondissent, au rythme du martèlement de nos cœurs et je ne sais plus si j'en saisis enfin pleinement le sens ou si je perds l'entendement.

Ces mots si souvent entendus et qui ce soir ont un goût de défloraison.

Klana myr

LiLiTH


לילית ,

Je viens d’éclore de ma jatte de navel; je me sens ainsi qu’un coqueret. Tes lexèmes m’enflamment davantage. Je m’ébroue de bien-être et maints éclats de feu éclaboussent ta pelure de rocou. Par ailleurs, je compte parsemer celle-ci d’une nuée de suçons. Ainsi, tous tes soupirants soupireront, oui, ils dégorgeront une kyrielle d’ahan. Lavlah, permets-moi encor, très-chère, d’emboucher tes mamelons pigeonnants en léchant tes aréoles incarnates. Hep! J’ai le stipe diablement (œil mi-clos) jaspé; il est tellement dur que mon rostre vomit un gueulement d’ure. En sus, ton alcôve ceinturée d’une houppe hirsute, d’où d’ailleurs suinte une quintessence argentine, me mue en un être furibard.

Apaise mon satyriasis, ce courroux épicurien… אני מאוהב בך

 

Deux gaules joignant un cygne,
Dalel n’tchrofth,
SATAN
Σατανάς

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