Clément
écrit à

   


Jidhu Krishnamurti

     
   

Relations humaines

   

Bonjour,

J'ai lu nombre de vos livres et je dois dire qu'il m'ont tous sérieusement «perturbé». Je ne pense pas les comprendre pleinement, mais, lorsque je vous lis, je me dis constamment: «Non, c'est pas faux». Je me pose d'ailleurs souvent la question de savoir si, sans vos livres, je me serais posé autant de questions sur ma vie. Bref, en deux mots, plus je vous lis et moins je crois en quoi que ce soit.

Alors, du coup, aux yeux des personnes que je côtoie, je parais loufoque, cynique, voire déprimé. On me dit aussi que je me pose trop de questions et surtout qu'elles n'ont pas à être posées. Enfin, il m'arrive spontanément de poser des questions aux gens et de réaliser qu'elles perturbent beaucoup (du genre: qu'aiment-t-ils dans leur conjoint? ou pourquoi, malgré leurs contradictions, leur quotidien ne change-t-il pas?).

Aujourd'hui, je ne trouve pas beaucoup de sens à quoi que ce soit et je trouve globalement tout triste parce que trop faux et superficiel. J'ai beau expliquer ma vision des choses, qui est peut être fausse, voire maladive, j'ai l'impression de toujours parler à des automates. Je me vois donc seul et trouve frustrant de vivre une vie où aucune discussion ni aucune relation ne me semblent possibles sans tomber dans un jeu de conclusions arbitraires et communément admises.

Alors, n'étant finalement pas spécialement «heureux», où est-ce que je fais fausse route?


Découvrir la vérité ne rend pas heureux, en soi. Il faut retrouver l'innocence pour être heureux. L'observation de ce qui est donne une vision de la vérité. Mais l'innocence, elle, provient de l'abandon du fardeau des expériences passées.

JK