joseph
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Jidhu Krishnamurti

     
   

Désir

   

«Résister à l'écoute d'un chien ou d'un bruit, crée le conflit»; et résister au désir aussi alors? Si nous constatons que c'est le désir le tissu de la relation que nous entretenons avec quelqu'un, si nous sommes «désir» le fait de s'interdire de reconnaître le désir en tant que tel conduit au conflit et à la séparation! Si je suis désir, vais-je lutter ou vais-je le vivre vraiment et ainsi découvrir l'état de ma dépendance à son égard?

Le désir est la possession et la possession, c'est moi: donc le désir et moi ne faisons qu'un, c'est la même chose.

Ma question est simple.

Dans la relation à l'autre je reconnais le désir sexuel comme base de la relation. Il est reconnu comme tel et en tant que tel j'envisage une relation vraie car, à ce moment là, je vois le «vrai dans le faux». Je suis sexualité. L'observateur en moi revient souvent à la charge avec son lot de bien et pas bien convenable où peur et angoisse se rejoignent: en est-il toujours ainsi (cela n'exclut pas la tendresse ni le respect)?

L'action que je qualifierai de «directe» serait d'aller vers cette personne, connaissant tout cela, et laisser tomber toute la morale. Surtout que je vis déjà avec quelqu'un!


Il n'y a pas de problème dans le fait de désirer. Mais le désir n'est pas le seul constituant de la relation. Il peut l'être pour certains à certains moments mais il n'est pas le seul élément à prendre en compte. Mais votre constat doit-il conduire nécessairement à assouvir le désir? Non. Si vous désirez, vous devez accepter la possibilité de la frustration, la souffrance qui vient avec. Le désir est une réaction normale lors de la perception d'un objet ou d'un être mais la recherche du plaisir comme une suite logique du désir apporte la souffrance. Si vous souhaitez vous libérer de la souffrance, vous devrez comprendre profondément la nature du désir, plutôt que de chercher à l'assouvir systématiquement.

JK