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écrit à

   


Louis Antoine Saint-Just

     
   

Une phrase de vous...

    Citoyen Saint-Just,

Je tente de retrouver le texte exact de cette phrase où vous avez averti que tous les prévaricateurs du Trésor public allaient être fusillés. En avez-vous quelque mémoire, ainsi que du contexte dans lequel vous l'auriez prononcée?

Léonce Naud, ancien sujet du Roi, maintenant sujet de la Couronne anglaise,

Nouvelle-France, aujourd'hui Québec

Monsieur,

En vérité, point n'est besoin de circonstances particulières pour châtier les fonctionnaires corrompus coupables d'avoir dilapidé les deniers du peuple. Je suis sans pitié pour ce genre de délit et je me suis toujours prononcé pour leur prompte punition.

À l'armée du Rhin, j'ai eu la triste possibilité d'observer comment le vol, les malversations des intendants, la mauvaise gestion et, surtout, l'impunité de ces crimes plongent l'armée dans une situation désastreuse et mettent la victoire en péril. Les vivandiers fripons, les mauvais administrateurs, tous ceux qui volent effrontément la République sont des traîtres complices de l'ennemi, partisans de la royauté et ennemis de leur pays. À ce titre, j'avais ordonné à Strasbourg que les agents prévaricateurs soient jugés par le tribunal militaire et fusillés devant l'armée.

Salut et fraternité!

Louis Antoine Saint-Just