Anonyme
écrit à

   


Louis Antoine Saint-Just

     
   

Salut et fraternité !

   


 
Enfin, je veux moi aussi écrire pour la première fois dans ma vie ces mots qui m'ont transmis ce petit grand bonheur pour lequel je vous remercie infiniment: Salut et fraternité!



Monsieur,

En voilà un aveu étrange mais admissible, et des excuses timides mais décelables.

Mon père est mort trop tôt pour que je puisse en avoir beaucoup de souvenirs affermis. Mais je n'oublierai jamais ni sa droiture ni la rigueur de ses principes, ni l'importance qu'il attachait à l'honneur et aux règles de la morale, ni son amour profond pour moi. Durant toute mon existence, je tâcherai d'être digne de cet héritage.

Salut et fraternité!

Louis Antoine Saint-Just