Citoyen Maurice
écrit à

   


Louis Antoine Saint-Just

     
   

Le meilleur des meilleurs

    Cher citoyen Louis et «ami personnel»,

Sur Dialogus je t'ai envoyé beaucoup de messages. Et toi, tu m'as répondu avec beaucoup de patience, de clairvoyance, de générosité, et de serviabilité. Je te remercie du fond du cœur, et désormais j'ai grâce à toi une vision plus juste des événements de notre belle et grande Révolution française. Décidément, tu es admirable! Tu es le meilleur des meilleurs! Si j'osais, je dirais que «je suis ton clone politique»! Je te rejoins sur tout ce que tu m'as écrit, et je te défendrai partout face à ceux qui veulent te faire passer pour un assassin! Je n'ai qu'un seul regret, c'est de ne pas t'avoir connu... Je suis né trop tard (1953... Dommage!)!

Ne m'en veux pas si je suis «contre la peine de mort», même si les criminels dont tu m'as parlé dans ton courrier la méritaient largement. Je te comprends et je comprends fort bien que le tribunal révolutionnaire ait pu les châtier par la mort, mais moi je n'aurais pas fait la même chose. Ceci dit, je ne te désavoue pas, ni toi ni tes compagnons en politique, et je ne vous juge pas. Au contraire, je vous admire! En moi, tu auras toujours un partisan ardent, un ami loyal, fidèle et indéfectible. Comme toi je veux la République ou la mort! Maximilien Robespierre et Louis Antoine Saint Just sont mes héros... Le cœur a parlé.

Salut et fraternité! Ainsi que toute mon amitié!

Le citoyen Maurice

Citoyen et ami,

Tu m’as comblé de bontés dans ce dernier message, mais, heureux de savoir que nos échanges t’ont été utiles, je ne voudrais point cependant que ta nature passionnée te fasse dépasser les justes bornes que la dignité d’un homme libre nous prescrit. Je ne cherche point que l’on me voue un culte; sois fort dans tes convictions républicaines et défends toujours les droits de l’humanité, ceci est suffisant pour me prouver ton amitié.

Salut et fraternité!

L. A. Saint-Just