Cindie
écrit à

   


Louis Antoine Saint-Just

     
   

Le jacobin au visage d'ange

    Bonsoir Citoyen Louis Léon Antoine Florelle de Saint-Just,

La première fois que j'ai entendu parler de toi, c'était dans un dessin animé: «La rose de Versailles» (autrement appelé «Lady Oscar»). Enfin bref, j'ai voulu en savoir plus sur toi donc j'ai fait des recherches pour savoir qui tu étais vraiment.

Je tiens à te dire que je t'admire beaucoup et que c'est regrettable qu'il y ait peu de gens comme toi sur cette Terre.

J’en viens à ma question: d'après les dires, tu étais exceptionnellement beau! J’aurais aimé savoir si possible ce qui faisait ton charme! car je me demande comment un homme qui avait la force de mener la Révolution pouvait avoir un air plein de tendresse. Désolé si ma question est bête, mais c'est une question qui m'intrigue beaucoup.

Salut et fraternité, cher Citoyen,

Citoyenne Cindie
 

Ma chère Citoyenne Cindie,

Voilà bien une question de femme! Décidément, ces derniers temps bien des personnes se préoccupent de mon apparence! L'attention d'autant plus flatteuse qu'elle m'est rarement prodiguée; en arrivant à l'Assemblée je n'entends pas les compliments à ma beauté et à ma tendresse. Je peux t'assurer aussi de ne point m'en sentir blessé.

Je ne suis pas convaincu, citoyenne, de posséder un charme particulier si ce n'est la franchise qui est une qualité de tout citoyen probe, et la simplicité fraternelle et le dévouement à la Patrie qui seyent naturellement à tout patriote.

Je crois que ces qualités suffisent, accompagnées des principes et du bon sens, pour servir la révolution, et là où parle la raison et le devoir, il n'est nul besoin d'envoûter les hommes par des manières doucereuses ni par les yeux doux.

Avec mes fraternelles salutations,

Louis-Antoine Saint-Just