Citoyen Maurice
écrit à

   


Louis Antoine Saint-Just

     
   

L'église catholique ne vous aime pas

    Cher citoyen Louis Antoine, et ami personnel,

L'Église Catholique ne vous aime pas! Tous les curés à qui j'ai eu l'occasion de parler de Robespierre et de toi, cher Louis Antoine, m'ont répondu qu'ils vous maudissent. Ils ironisent en disant: «Je n'aime pas Robespierre (ni Saint Just) parce que moi je tiens à ma tête». Cet argument ne tient pas debout. La manière quasi obsessionnelle et hystérique de vous détester est sans raison, et d'autant plus injuste que c'est à des héros comme vous que nous devons notre liberté. Ces gens sont de vrais cons, surtout que nous pourrions leur rappeler qu'en matière d'exécution et d'assassinat, ce sont eux qui ont le triste record. Rappelle-toi l'inquisition (entre autres). Ils sont mal placés pour donner des leçons, et leur attitude, quand ils parlent de vous, m'énerve! Leur façon de vous descendre en flamme, Robespierre et toi, serait non seulement injuste, mais aussi grotesque, imbécile, et risible s'ils n'avaient plus aucune influence. Mais ils ont encore (en l'année 2009) une certaine audience et les esprits faibles auraient tendance à les écouter et à les approuver. Défends-toi citoyen.

Salut et fraternité.

Le citoyen Maurice, ton ami.


Citoyen Maurice,

La haine des curés me touche personnellement bien peu. Je remarque juste que leur attitude n’est pas très catholique, car il me semble qu'un bon chrétien devrait aimer ses prochains et prier pour ses ennemis, et non les maudire. Jésus n'avait-il pas dit: «Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent et priez pour ceux qui vous persécutent et pour ceux qui vous calomnient. Car si vous n'aimez que ceux qui vous aiment, quelle récompense en aurez-vous?» (Évangile selon Mathieu, je crois). Demande-leur à l’occasion ce qu’ils font de ce commandement, mais n'oublie pas que, ni à mon époque, ni en ton temps, les prêtres n'ont que peu suivi de près ces commandements divins.

Bien à toi. Salut et fraternité!

Louis Antoine Saint-Just