Marco Gesto
écrit à

   


Louis Antoine Saint-Just

     
   

L'Archange de la Révolution

    Citoyen St-Just,

Permettez-moi de vous féliciter chaleureusement pour votre contribution à la cause de la Révolution. Vous êtes l'Archange de la Révolution, véritable défenseur de la patrie et du peuple. Contrairement à une poignée de blasphémateurs qui ont dénigré votre rôle et celui du Comité du Salut Public, la période trouble de la Terreur était un passage logique et nécessaire afin d'épurer la jeune République contre les vestiges de l'Ancien Régime. Plusieurs conventionnels ont délibérément trahi la cause de la Révolution. Certains d'entre eux ont même pactisé avec l'ennemi. Je ne peux comprendre à quel point certains intellectuels ont pu qualifier Danton de grand révolutionnaire. Cet homme devenu riche par des malversations financières. Je ne peux prétendre qu'un Brissot, ami des Bourbons ou un Desmoulins, pamphlétaire médiocre, puisse obtenir le même crédit que vous.

Vous étiez le véritable démocrate de la République. Par votre action et vos discours vous avez réussi à crever l'abcès de la tyrannie. Archange de la Révolution, je vous salue bien haut et offre mes salutations les plus distinguées au citoyen Robespierre.

Votre hargne et votre courage permettront, je l'espère, de vaincre les régimes despotiques et dégénérés de l'Europe.

Citoyen Gesto,

Liberté égalité fraternité



Citoyen Gesto,

Je vous remercie pour votre estime et vos paroles chaleureuses venues directement du coeur et j'accepte avec fierté ce témoignage sincère d'attachement que vous me donnez. Je m'étonne seulement de me voir qualifié «d'Archange», mais je ne vous en tiens point rigueur, persuadé de la pureté de vos intentions.

J'apprécie et salue votre patriotisme et votre détermination à combattre la tyrannie et l'oppression au nom des droits sacrés de l'humanité, et vous prête avec ardeur et transport, ma main, mon coeur et toute mon énergie et mes forces pour toute action que cette mission puisse exiger.

Daignez recevoir, Citoyen, mes fraternelles salutations.

Vive la République,

Louis Antoine Saint-Just