Claire
écrit à

   


Louis Antoine Saint-Just

     
   

Désolée

    Monsieur de Saint-Just,

Je suis consciente que la déclaration que je vous ai faite, il y maintenant un mois, a dû vous prendre de court et je m'en excuse.
 
Amicalement vôtre,

Claire
 
P.-S. Je vous admire beaucoup!


Chère Citoyenne,

Pardonnez-moi, je vous prie, d’avoir tardé à vous répondre. J’étais en effet affligé à l’idée d’être l’objet involontaire de vos malheurs du cœur. Je ne saurai, Citoyenne, partager avec vous l’amour que vous me déclarez, je vous prie de me le pardonner et vous souhaite de tout cœur d’en guérir promptement et de trouver près de vous un objet digne de votre tendresse.

Votre très humble et très obéissant serviteur,
 
Saint-Just

Ne vous faites pas de soucis; ça va mieux à présent. Mais je vous remercie de vous inquiéter ainsi pour moi; c'est très gentil. Je vous souhaite une bonne année 2010 à vous ainsi qu'à tous les révolutionnaires.
 
Claire Chavannes