Claire
écrit à

   


Louis Antoine Saint-Just

     
   

Bonjour

    Cher Monsieur Saint-Just,

La première fois que je vous ai vu, c'est dans les dessins d'une amie, et j'ignore ce qui s'est passé, mais, sans savoir pourquoi, je suis tombée sous votre charme et petit à petit j'ai commencé à penser à vous de plus en plus et, au fil des jours, l'admiration que j'éprouvais pour vous s'est changée en amour. La cerise sur le gâteau, si vous me permettez cette expression, ce fut une exposition que je suis allée voir avec deux de mes amies, où il y avait un tableau de vous. Là, j'ai craqué, je suis tombée amoureuse de vous; donc, si vous me le permettez, je vous fais en ce dimanche, treize décembre 2009, cette déclaration: M. Louis-Antoine de St-Just, je vous aime à la folie depuis la première fois que je vous ai vu. Acceptez-vous cet amour que je vous porte? Je vous saurai gré de me répondre.
 
Amicalement vôtre,

Claire

Chère Citoyenne,
 
Je vous remercie pour ces paroles et pour le courage qu’il vous a fallu pour les adresser à un homme que vous ne connaissez point. Malgré la crainte de vous offenser et vous causer de la peine, la seule réponse que je puisse honnêtement vous offrir, est de vous demander pardon de vous avoir inspiré ce sentiment malheureux auquel je ne saurai répondre. Ma seule excuse est que je n’ai point cherché à l’allumer.

En formulant de tout cœur le vœu que vous puissiez guérir au plus vite de ce chagrin et porter votre tendre affection à un jeune homme qui vous rendra heureuse dans le mariage, je reste, chère Citoyenne, votre humble et obéissant serviteur.
 
Louis Antoine Saint-Just


 Je vous remercie de me répondre si gentiment. J'ai eu peur qu'à la façon dont je vous ai avoué les sentiments que j'éprouve à votre égard, vous m'ayez prise pour une folle, mais je suis maintenant rassurée. Je vous adresse mes plus beaux voeux de santé pour cette année 2010 et vous remercie encore de m'avoir si gentiment répondu.
 
Claire Chavannes