Arwen
écrit à

   


Claude Frollo

   


Souffrance

    Cher Dom Claudius,

Merci d'avoir répondu à ma lettre.

C'est une réelle souffrance que de vous sentir si malheureux. Ne refusez pas les témoignages d'amour que l'on vous donne. Je brûle aussi d'amour pour quelqu'un qui ne veut pas de moi. Je vous comprends...

Je vous confierai d'autres choses par la suite, je suis trop fatiguée pour le moment. À vous corps et âme. Ne m'oubliez pas.



Reposez-vous, dame Arwen -et reposez votre âme. C'est une œuvre de Dieu qui nécessite soin et mansuétude, comme un jardinier s'appliquerait à son enclos.

Je vous rends à votre lassitude, acceptez-en le poids, l'abandon, la douceur triste; qu'elle vous soit comme un baptême, qui lave tout excès de pensée.
 
Moi-même, je ne sais plus ce qu'est cette torpeur de l'épuisement -je n'ai plus que le feu, qui brûle, qui dévore et me tient en éveil -haletant, convulsé- ma cellule comme une chambre de torture et ma couche comme un lit de fer rouge.
 
À Dieu, dame Arwen; je vous lirai bientôt, lorsque vous aurez recouvré force et courage de me parler plus longuement.
 
dom Claude Frollo, archidiacre