Arwen
écrit à

   


Claude Frollo

   


Meurtre

   

Dom Frollo,

Vous m'avez répondu, c'est déjà ça.

Connaissant la fin ténébreuse de votre destin, veuillez noter ceci: si vous possédez ou voyez un poignard, ne le touchez pas!

Arwen, votre obligée.


Le poignard, la lame que tout homme porte à son flanc -dressée devant moi, la pointe brûlante- oh! Je meurs d'envie de la toucher, de m'en servir, mais je n'en ai pas le droit!

Noble dame, de grâce, ne me parlez pas de ces choses, ne me tentez pas!
 
dom Claude Frollo, archidiacre



Cher dom Claudius,
 
J'ai bien peur, hélas, que vous ne vous en serviez... Vous allez frapper un homme avec un poignard, celui d'Esméralda. Écoutez l'humble conseil que je vous donne: ne touchez pas à ce poignard! Il sera meurtrier, mais pas au sens propre du terme!

Au revoir.



Sombre Cassandre, maudite messagère!

Que sous-entendez-vous, en évoquant une arme meurtrière au figuré...? Ne parlez pas par mystères, car la dague est en moi -comment lui échapper? Hélas, non veni pacem mittere sed gladium -je me croyais libre et je porte en fait une lame mortelle, inaltérable, irréfrénable, qui me hante jour et nuit et qui sera fatale, je ne le sais que trop à présent!

Adieu, triste augure -et laissez-moi en paix!
 
dom Claude Frollo, archidiacre