V.
écrit à

   


Claude Frollo

   


Clopin

    Cher Frollo,

Pouvez-vous me parler de Clopin et de la Cour des Miracles?

Que dieu vous garde, mon père.

V.


Madame,

Comme je l'ai écrit à l'une de vos contemporaines, la Cour des Miracles est un lieu de débauche, d'une si grande violence, d'une telle ignominie! où les vices les plus abjects, les déchéances les plus hideuses, les meurtres les plus atroces, le vagabondage, le crime et la mendicité se côtoient, cohabitent et se mêlent; un enfer de misère, un cauchemar d'une cruauté telle que même les officiers de la garde ne s'y aventurent point.

Quant au nom de Clopin, si j'ignore réellement celui qui le porte, sa sémantique me fait penser qu'il s'agit d'un mendiant estropié, boiteux, claudus -non pas comme mon nom!- mais comme une âme infirme et misérable... Le reflet déformé, affreux, de la flamme haute, pure et enclose de mon esprit, peut-être?

Dom Claude Frollo, archidiacre