Métabelle
écrit à

   


Léo Ferré

     
   

La lettre

    Tu as conseillé à Eric de retourner à son vide, il t'a écouté. J'étais sa Métabelle et je ne suis plus rien, une coquille vide sans son amour.

Mes cheveux? Il les a oubliés; ma chambre? Il n'y est plus venu.

Vivre sans amour, est ce vivable? Arriver à oublier l'amour de sa vie qui ne veut plus de vous, est-ce possible?  Moi je vivais avec lui comme dans la lettre que j'ai enfin retrouvée et que j'écoute en boucle.

Merci, Léo, d'avoir traduit les mots que j'aimerais crier, pleurer, gémir et que je continuerai à crier, pleurer gémir jusqu'au bout de ma vie parce même si tu dis qu'"avec le temps va tout s'en va", ces sentiments-là ne partent jamais.



Métabelle,

Léo Ferré and clown, conseiller conjugal maintenant, merci Dialogus. Conseiller littéraire aussi, ta métaphore qui file, tes cheveux, La lettre en boucle, on s’emmêle. Tu fais exprès? Eric s’est barré, remplace-le. Cynique moi? Jamais. Un de perdu, un de retrouvé. Ou zéro, c’est intéressant le zéro. Pourquoi toujours vers le deux? Le moins un, c’est pas mal non plus! C’est le plus près du je. Et laisse les sentiments se  barrer. On s’accroche et puis on décroche. La vie, quoi!

Léo