Fanny
écrit à

   


Albert Einstein

     
   

Vos réalisations

    Bonjour Albert!

Mon amie et moi faisons un travail sur l'ensemble de vos réalisations et je voulais toutes les savoir...!

Merci de me répondre ,

Fanny



Bonjour Fanny,

Cela pourrait très long de répondre à ta question si je devais tout expliquer dans le détail l'ensemble de mes réalisations. Je vais vous donner un résumé, et tu pourras me demander des détails si tu le désires.

L'essentiel de mon travail a été produit en 1905, par quatre articles que j'ai envoyés à la revue «~Annalen der Physic~». Ces articles portaient les titres suivants:

1) Sur un point de vue heuristique concernant la production et la transformation de la lumière;

2) Sur le mouvement brownien;

3) Sur l'électrodynamique des corps en mouvement;

4) L'inertie d'un corps dépend-elle de son contenu en énergie?

Dans le premier article, je donnais une explication à l'effet photoélectrique en émettant l'hypothèse que la lumière est constituée de grains d'énergie, appelés par la suite photons. Je postulais également que ces quanta doivent posséder une énergie proportionnelle à la fréquence du rayonnement, proposant la formule E = hv, où E représente l'énergie rayonnée, h la constante de Planck, et u la fréquence du photon. L'existence de ces photons ne sera confirmée que dix-huit ans plus tard par le physicien américain Arthur Compton, lors d'une expérience sur les rayons X. Mon intérêt premier étant de comprendre la nature du rayonnement électromagnétique, j'ai contribué par la suite au développement de la théorie, élaborée par Louis de Broglie en 1923, qui reprend en les unifiant les modèles ondulatoire et corpusculaire de la lumière.

Le deuxième article publié concernait l'étude du mouvement brownien, c'est-à-dire le mouvement aléatoire de particules en suspension dans un fluide. Faisant appel aux probabilités, j'y formulais une description mathématique du phénomène.

Dans le troisième article, le plus célèbre, j'exposais la théorie fondamentale de la relativité restreinte. Depuis l'époque de Newton, les scientifiques tentaient sans succès de relier les lois du mouvement aux lois de Maxwell dans le cadre d'une description unifiée du monde. Selon la conception mécaniste, les lois du mouvement devaient pouvoir expliquer la totalité des phénomènes, alors que, d'après les partisans de Maxwell, les lois de l'électricité devaient constituer le fondement de la physique. Mais ces deux grands ensembles théoriques demeuraient l'un et l'autre incapables de donner une explication cohérente de l'aspect que prend l'interaction de la lumière avec la matière dans différents repères inertiels, c'est-à-dire à une vitesse constante les uns par rapport aux autres. Au printemps 1905, je me suis rendu compte que le coeur du problème ne réside pas dans la théorie de la matière, mais dans la théorie de la mesure. J'ai donc été amené à réviser les notions de mesure d'espace et de temps, cela m'a conduit à développer une théorie fondée sur deux postulats: le principe de la relativité, stipulant que toutes les lois de la physique sont similaires dans tous les repères inertiels, et le principe de l'invariance de la vitesse de la lumière, énonçant que cette vitesse dans le vide est une constante universelle. Grâce à cette théorie, j'étais alors capable de donner une description logique et correcte des événements physiques dans des repères inertiels différents, sans devoir émettre pour autant des hypothèses particulières sur la nature de la matière ou du rayonnement, ou sur la façon dont ils interagissent.

Le quatrième article correspondait en fait à un corollaire du précédent: j'y exposais la notion nouvelle d'équivalence entre masse et énergie, introduisant la célèbre formule E=mc2.

Plus tard, en 1915, j'ai publié la théorie de la relativité générale, qui explique comment les étoiles courbent l'espace-temps.

Depuis, je tente d'élaborer une théorie globale de l'univers.

Albert Einstein