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Albert Einstein

     
   

Mesurer le temps qui passe...

    Bonjour Albert!

Il y a un petit moment que je me demande si un jour nous arriverons à mesurer réellement l'écoulement du temps (pour ceux qui n'auraient pas compris: vos montres ne mesurent PAS le temps... la seconde et les autres unités qui en découlent ne sont que des mesures inventées par l'homme par souci de clarté et réelle nécessité pour ne pas être en retard au boulot...)

Effectivement, comme nous l'apprennent vos théories sur la gravitation, le temps est en perpétuelle fluctuation, trous noirs et autres corps célestes ayant une masse assez importante agissent directement sur l'écoulement du temps.

Hypothèse: si un trou noir vient à s'approcher de la Terre, le temps ralentit... mais nous ne verrions aucune différence du fait que nous ne possédons pas encore un instrument capable de mesurer réellement le temps. Votre «pote» Newton ayant «découvert» que chaque planète et autre soleil dans l'espace agissent sur le mouvement de tous les autres (je me rappelle un truc comme quoi ils auraient «trouvé» une planète sans même l'avoir «vue», simplement par calcul), on peut en déduire que tous les astres en mouvement dans l'espace, s'éloignant et se rapprochant de la Terre, ont une incidence sur notre planète, dans son mouvement mais aussi dans l'écoulement du temps, aussi imperceptible et minime soit-il.

Le temps serait dans en perpétuelle fluctuation et ce que nous prenons pour acquit (1 mn = 60 sec) serait en vérité, totalement faux et changerait sans arrêt... Je ne suis qu'au début de ce long mais fascinant chemin d'étude et je voudrais avoir votre avis sur cette hypothèse.

Amicalement

Christopher



Bonjour cher ami,

Tout d'abord je suis extrêmement désolé pour le temps écoulé entre votre question et ma réponse.

Vous avez raison sur un point: le temps n'est pas absolu, et, quel que soit l'appareil utilisé pour le mesurer, on ne mesurera jamais que le temps local. En effet, le temps n'est pas le même à Paris qu'à Katmandou, ne serait-ce que pour la variation d'altitude. C'est très minime, mais ce n'est pas identique.

Par contre, Newton n'a découvert aucune planète. Vous devez sans doute parler de la découverte de Neptune par Le Verrier, qui, par des calculs sur l'orbite d'Uranus, trouvait que son orbite devait s'expliquer par la présence d'un autre corps céleste, dont il prédit la position. Deux siècles plus tôt, Gallilée avait bien observé Neptune dans sa lunette, le 28 décembre 1612, alors qu'il regardait Jupiter. Mais, dans ses cahiers d'observation, il a noté ce petit point comme une «étoile de magnitude 8». On ne peut donc dire que Gallilée a découvert Neptune.

Albert Einstein