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          Dialogus

Hugo et Lucas
écrivent à

Alexandre Dumas


Alexandre Dumas : un auteur toujours admiré


   

Cher Monsieur Dumas,

Nous sommes deux élèves de 4e, du collège Don Bosco à Mayenne. Après avoir étudié le genre épistolaire en cours, nous aimerions échanger avec le grand écrivain que vous êtes. L'histoire des «Trois Mousquetaires» nous a plu.

Comment vous sont venus les prénoms des trois personnages principaux de votre roman? Avez-vous déjà ressenti la même émotion qu'Aramis lorsqu'il rencontre d 'Artagnan? Le monde dans lequel vivent vos personnages est dangereux. Nous n'aurions pas aimé nous battre à l'épée comme les trois mousquetaires.

Merci de nous répondre, ce serait un grand privilège de recevoir une réponse à toutes nos questions.

Nous vous prions d'agréer l'expression de notre admiration et de notre respect,

Lucas et Hugo


Mes chers amis,

Sachez d'abord que je suis très flatté que vous ayez pris du plaisir à lire l'histoire des mousquetaires.

Je fis la connaissance de ces messieurs de manière tout à fait hasardeuse, alors que je faisais des recherches pour mon histoire du siècle de Louis XIV. Feuilletant alors les mémoires de monsieur d'Artagnan, composées par son contemporain monsieur de Courtilz de Sandras, je trouvai ces trois noms: Athos, Porthos et Aramis, qui me parurent digne du plus grand intérêt. Aussi tâchais-je d'en faire quelque chose et ce fut pour nourrir l'illusion romanesque que je déclarai que les mémoires du comte de la Fère en avaient été la source. Mais il est clair qu'il n'en fut rien, pas plus que «Les liaisons dangereuses» ne sont un recueil de lettres que l'on a chargé Laclos de mettre en ordre...

Quant à l'émotion que ressentaient les mousquetaires à leurs retrouvailles, je l'ai, en effet, déjà ressentie et à maintes reprises. Et croyez-moi, mes amis, ce sont là des choses qu'il est bien impossible de décrire quand on ne les a pas vécues! Et cependant, ce n'est que récemment, en serrant une dernière fois Victor Hugo dans mes bras avant son exil volontaire à Guernesey, que je compris enfin ce qu'Athos et d'Artagnan durent ressentir en se séparant pour la dernière fois au faubourg Saint-Antoine. Enfant que je suis, j'eus alors l'impression que, comme ces deux bons amis, lui et moi ne nous retrouverions plus; nous nous retrouvions encore plus souvent!

Je me recommande à vous, mes amis, en tant que votre humble et obligé,

Alex. Dumas

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