André Loyer
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Charles Darwin
Charles Darwin

     
   

Faut-il encore croire à la théorie de l'évolution?

   

Bonjour,

Je suis foncièrement religieux. Je suis très intéressé à comprendre les chemins qu'ont pris les penseurs qui acceptent la théorie de l'évolution, qui n'est à mon sens, pas encore prouvée.
Je précise ma pensée: l'évolution existe à n'en pas douter concernant la matière qui est en processus afin d'atteindre une continuité de développement. Mais là où ça devient épineux c'est lorsque l'on essaie d'intégrer l'origine de l'homme.

Le chaînon manquant d'abord hypothétique demeure toujours inexistant. Ceux qui mettent la main sur des écrits de penseurs et de chercheurs mais qui ne sont pas au courant de la réfutation de leurs dires par la suite, pensent malheureusement être encore dans le vrai de la prétention de l'époque. Mais l'hypothèse demeure sans conclusion vérifiable jusqu'à ce jour. Donc il n'y a toujours pas de chaînon qui relierait l'homme à l'animal.

Pourtant cette théorie continue de circuler et est adoptée par beaucoup de jeunes à qui on essaie d'inculquer que l'homme descend du singe. C'est horrible de continuer à utiliser ces fausses affirmations non prouvées, afin de maintenir les esprits dans une sorte de révolution permanente qui les éloigne de la Foi en un Créateur qui a créé l'homme en dehors du processus animal.

Que dois-je penser de tout cela?

Merci de me répondre.

André



Monsieur,

Je vous remercie de votre lettre, la première qui me donne des nouvelles du futur. Je dois vous dire qu'elle me réjouit, et qu'aussi elle m'attriste. Elle me réjouit parce qu'elle m'apprend que la théorie de l'évolution par sélection naturelle est largement reconnue et enseignée.

Elle m'attriste aussi car je constate que les oppositions d'ordre religieux à l'idée d'évolution continuent toujours, près de 150 ans maintenant après la publication de
L'Origine des espèces, et avec les mêmes arguments. Je note malgré tout que, si vous rejetez l'idée de l'évolution biologique de l'homme, vous l'acceptez pour le monde animal.

Je vais essayer de vous répondre, d'une part sur des faits qui corroborent l'idée de l'évolution biologique de l'homme, d'autre part sur le fait que cette idée me semble parfaitement compatible avec une foi sincère et profonde. Je vous dis ça d'autant plus librement que je ne partage pas cette foi, étant devenu agnostique. Mais je la respecte.

Et soyez sûr qu'il ne s'agit pas d'un effet de style, mais d'un sentiment sincère, ma femme Emma -dont je partage la vie depuis un peu plus de vingt-cinq ans- étant elle-même profondément religieuse.

Venons-en à vos arguments. Tout d'abord, une rectification. C'est une caricature que de prétendre que ma théorie affirme que l'homme descend du singe. Si ceux qui s'opposent à la théorie de l'évolution répètent cette présentation fausse et biaisée depuis près de 150 ans, je suppose qu'ils n'ont pas grand chose d'autre à y opposer. Je ne prétends pas, comme l'a insinué Samuel Wilberforce il y a quatre ans, dans le débat qui l'a opposé en 1860 à Thomas H. Huxley à Oxford, que mon grand-père était un orang-outang et ma grand-mère une guenon. Je dis que l'homme et les singes descendent d'un ancêtre commun, et c'est cette ascendance commune qui explique les ressemblances qui existent entre l'homme et les signes.

Ces ressemblances sont évidentes et incontestables, à tel point qu'Edward Tyson, dans sa description publiée en 1699 de la dissection d'un jeune chimpanzé, avait conclu qu'il avait affaire non pas à un singe mais à une espèce d'homme. Il fut en particulier frappé par la grande similitude morphologique entre le cerveau humain et celui de l'animal qu'il avait disséqué. Je vous rappelle également que ce n'est pas moi, mais le savant suédois Carl von Linné qui, dans son édition de 1758 de son «Systema naturae», a classé «Homo sapiens» parmi les primates.
Comment expliquer cette ressemblance de l'homme avec les singes? Ma théorie l'explique très facilement: s'ils se ressemblent tant, par leur anatomie et leur physiologie, c'est parce qu'ils descendent d'un ancêtre commun. Aucune théorie scientifique ne peut, mieux que la mienne, expliquer ce fait.

Vous arguez de l'absence de «chaînon manquant» pour réfuter ma théorie. Je ne sais pas trop ce que vous voulez dire par «chaînon manquant». Si vous entendez par là une espèce vivante intermédiaire entre les singes et l'homme, descendant des uns pour aboutir à l'autre, ma théorie ne prédit rien de tel. Par contre, elle prédit que, si l'homme et les singes actuels descendent effectivement d'un primate ancestral commun, il a dû exister des espèces fossiles d'hommes présentant des caractères intermédiaires entre les caractères primitifs de primate et l'homme actuel. Si c'est cela le chaînon que vous prétendez manquant et qui est prédit par ma théorie, il existe. On a découvert récemment en Allemagne, en 1856, dans un endroit nommé Néanderthal, les restes fossiles d'une espèce incontestablement humaine, mais qui présentent des caractères morphologiques intermédiaires entre les singes et l'homme actuel. Et je ne doute pas qu'entre le moment où je vous écris et le début du XXIe siècle d'où vous m'écrivez, on ait découvert de nombreuses autres espèces fossiles du même genre. Encore une fois, ma théorie explique parfaitement l'existence de telles formes fossiles. En revanche, je vois mal comment l'expliquer en partant de l'hypothèse d'un homme créé ex nihilo, par intervention divine ou pas.

Donc, sur ces deux points d'importance, relatifs à l'origine de l'homme, la ressemblance profonde entre l'homme et les singes, et l'existence de formes humaines fossiles, ma théorie en rend parfaitement compte. Pour répondre à votre question du cheminement qui a amené les penseurs à adopter ma théorie de l'évolution, on peut le résumer de la manière suivante: les hommes de science observent un certain nombre de faits et élaborent des théories qui permettent de les expliquer. Ils testent ensuite les théories, et retiennent celles dont les prédictions concordent avec les faits. Les hommes de science ont adopté ma théorie parce que c'est la seule qui rende compte correctement des faits observés, et, à ma connaissance, il n'y a pas eu jusqu'à présent d'observations incompatibles avec ma théorie. Donc, contrairement à ce que vous affirmez, ma théorie est vérifiable et vérifiée. Elle l'est pour ce qui est de l'évolution animale, et d'ailleurs vous l'admettez. Elle est vraie aussi pour l'évolution humaine, car les arguments scientifiques et les faits expérimentaux qui amènent logiquement à la conclusion que les espèces animales ont évolué les unes à partir des autres sont exactement les mêmes que ceux qui amènent à conclure que l'homme actuel a évolué, par l'intermédiaire d'espèces humaines fossiles dont l'homme de Néandertal est un exemple, à partir de primates ancestraux.

Si on suppose une création de l'homme séparée des autres espèces animales, comment expliquer ces faits incontestables? Pour ce qui est de l'homme de Néandertal, doit-on en conclure que Dieu a procédé par «essais et erreurs» avant de créer l'homme moderne? Et pour ce qui est de l'homme actuel, de ses ressemblances avec les chimpanzés, s'il a été créé séparément, il faut donc en conclure qu'il a été créé à l'image du singe?

Comme je vous l'ai dit, je ne suis pas croyant. Mais, si je l'étais, je préfèrerais croire en un créateur dont les voies empruntent le processus d'évolution par sélection naturelle, plutôt que de croire qu'il nous a créés, après quelques essais préliminaires imparfaits, à l'image d'un singe.
Il me semble donc que l'idée d'une création séparée de l'homme, y compris dans sa réalité biologique, telle que vous la soutenez, non seulement ne rend pas compte des faits scientifiquement observés, mais est difficile à admettre d'un point de vue théologique.

Je pense que la solution à votre dilemme se trouve dans votre propre lettre. Vous indiquez que vous admettez l'idée d'évolution pour le monde matériel. Mais l'homme, dans sa réalité biologique, fait partie de ce monde matériel. Ma théorie rend compte de la réalité matérielle de la vie, y compris la réalité biologique de l'homme. Elle s'appuie pour cela sur des faits matériels. Elle ne préjuge pas de son éventuelle nature spirituelle, qui n'est pas du domaine de la science mais de celui de la philosophie et de la foi, qui est affaire non pas de faits mais de conviction.

Matériellement parlant, nous n'avons, ni vous ni moi, été créés par intervention divine directe ex nihilo, mais nous sommes nés, l'un comme l'autre, de l'accouplement de nos parents, comme un petit chimpanzé naît de l'accouplement d'un singe et d'une guenon.

Biologiquement parlant, les hommes sont individuellement engendrés de la même façon que les animaux. Ceci est un fait incontestable. Qu'il vous plaise ou non; qu'il vous choque ou non. Et si, comme vous le croyez, Dieu existe, c'est que telle est sa volonté. Et si la volonté de Dieu est, matériellement, d'engendrer individuellement les hommes comme les animaux, pourquoi avez-vous tant de mal à croire qu'il ait procédé différemment pour engendrer l'espèce humaine dans son ensemble?

Lorsque l'on dit que l'homme a été créé à l'image de Dieu, on parle de la nature spirituelle de l'homme, pas de sa nature biologique. Ceux qui, au nom de la foi et de la nature spirituelle de l'homme, s'opposent à la théorie de l'évolution par sélection naturelle qui traite de son origine biologique, m'accusent de matérialisme, et prétendent ainsi défendre la foi, en réalité la rabaissent: car, ce faisant, ils défendent une conception très matérielle de la nature spirituelle de l'homme, et font de Dieu une hypothèse scientifique.

Il me semble donc que ce n'est pas grandir la foi que de vouloir l'opposer à l'idée d'évolution biologique, y compris humaine, car foi et science ne s'occupent pas de la même chose. Une foi profonde est compatible avec l'idée d'une évolution biologique de l'homme, comme elle est compatible avec l'idée que la terre n'est pas plate et immobile au centre de l'univers, bien qu'on ait accusé, en leur temps, Copernic et Galilée de répandre des théories non prouvées et de saper les fondements de la foi.

Sincèrement vôtre.

Charles Darwin



Bonjour et merci de m'avoir répondu.

Donc vous dites que l'homme et le singe auraient un ancêtre commun? Et la bifurcation des ramifications vous l'expliqueriez comment? D'un côté on verrait une branche (l'homme) qui se développe indépendamment de l'autre (le singe, sans ressemblance à Dieu)? Et selon quel principe et à quel moment cela se serait-il fait? Le nom exact de l'ancêtre? Et les descendants mis en parallèle au XXIe siècle s'appellent comment? À lequel des singes vais-je considérer que nous sommes d'une même souche? Je vais m'asseoir devant lequel des animaux devant lequel je devrais faire la réflexion: «Bah mon vieux nos grands-parents avait prévu pour moi et pour toi une destinée différente... Regarde ce que tu es devenu et regarde ce que je suis devenu...»?

Merci de me répondre!

P.-S. : J'apprécie que vous ne soyez toutefois pas un athée.

André Loyer


Monsieur,

Votre nouvelle lettre m'inspire deux réflexions:

- Concernant votre affirmation de l'absence de ressemblance du singe et Dieu, je ne vois pas ce qu'elle vient faire dans une discussion sur la théorie de l'évolution et l'origine biologique de l'homme. La question est celle de la ressemblance de l'homme avec les grands singes (orangs-outangs, gorilles et chimpanzés), question que vous éludez soigneusement. D'un point de vue scientifique d'ailleurs, LE singe n'existe pas. Il existe DES singes. Plus généralement, la question de l'évolution des êtres vivants est d'ordre scientifique. Elle doit être discutée avec des faits, et non pas avec de pures spéculations.

- Quant aux questions que vous me posez, qui portent surtout sur le développement des connaissances scientifiques aux XXe siècle et au XXIe siècle, elles ressemblent à des questions basiques pour étudiants en début de cursus scientifique. Je n'ai plus l'âge de passer des examens, et, pour ce qui est des questions spécifiques du XXIe siècle, ce n'est pas à moi, homme du XIXe siècle, d'y répondre. Cela ne veut pas dire que les réponses à vos questions n'existent pas. Après renseignements pris auprès de Dialogus, j'ai pu constater qu'elles se trouvent dans tous les manuels scientifiques sérieux traitant de la question. D'une manière générale, vous voulez discuter de l'origine biologique de l'homme alors que vous ignorez à peu près tous les travaux scientifiques de votre époque sur la question –sans parler de l'ignorance de mes propres travaux. Je vous conseille donc de lire quelques bons manuels sur le sujet. Vous y trouverez toutes les réponses à vos questions. Vous pourrez ensuite vous asseoir face à un chimpanzé et lui faire part de vos profondes réflexions (rien ne dit, d'ailleurs, qu'il ne sera pas en train de faire exactement les mêmes...)

Cordialement

Charles Darwin


Bonjour Monsieur «Darwin»,

Je veux bien comprendre que nous dussions entrer dans des débats scientifiques pour prouver ce que j'avance... Mais pour l'instant je vous dirai que j'ai lu abondamment sur la question.

Et la réflexion qu'il me reste, même si je ne passe pas encore par la «formulation» des termes scientifiques, demeure plausible et déduite de mes constatations... Quelles constatations? Que la théorie de l'évolution a du sens dans une certaine mesure,  selon l'animal... L'homme n'y a aucun lien malgré les ressemblances, car il est de souche complètement indépendante.

La réflexion profonde suite aux lectures de tout ce qui fut dit sur le sujet m'amène à penser que ceux qui croient à cette fameuse théorie n'ont pas vérifié et s'ACCOMMODENT de cette théorie invérifiable par pure complaisance. Peut-être pour se sentir «irresponsables», car le fait d'être homme est exigeant et sa morale de haut niveau. Ceux-là rejettent sur l'instinct l'explication de leurs attitudes. Bien des choses changent dans les comportements à partir de là.

Bref pour l'instant, je dirais que l'on parle de la ressemblance de l'homme à l'animal. Et nous déduisons que l'homme est un «animal» lui aussi et forcément qu'il y aurait ancêtres communs: raisonnement imaginé au préalable que l'on s'est dit «pouvoir prouver» par la suite.

Nous n'avons jamais fait la remarque que ce n'est pas l'homme qui ressemble à l'animal mais que c'est l'animal qui lui ressemble d'apparence: mobilité, reproduction, organes des sens, adaptation obligatoire aux climats. De l'un à l'autre, de l'autre à l'un, nous voyons que le «règne animal» est commun aux deux, j'en conviens. Mais la souche commune n'a pas été prouvée ni, il va de soi, reconnue.

Si vous voulez avancer des hypothèses j'entrerai dans votre débat, mais pour l'instant j'affirme que tout ce qui fut avancé pour tenter de «prouver» l'origine commune de l'homme et de l'animal a échoué.

Le singe est encore le singe et ne sera jamais un homme. Les espèces hominées sur lesquelles les traités se sont penchés n'ont jamais été compatibles à la prolifération entre l'homme et l'animal: c'est l'une des plus belles preuves.

Merci de m'avoir répondu et de me répondre encore.

André Loyer


Monsieur,

Je voudrais bien continuer cet échange de courrier, à condition qu’il ait de l’intérêt. Le problème est que, dans tout ce que vous me dites, je ne vois guère matière à discussion. Je note dans votre lettre trois catégories d’arguments dont aucun ne relève de la discussion, mais de la rectification :

- Première catégorie : les affirmations sans fondement scientifique, soutenues à l’encontre des évidences. Dans cette première catégorie, je place les affirmations du genre : «L'homme n'y a aucun lien malgré les ressemblances. car il est de souche complètement indépendante.» Comme vous le reconnaissez vous-même, les faits scientifiques objectivement constatés sont en faveur d’une origine commune de l’homme et des autres animaux. Comme vous n’avez aucun argument scientifique montrant que ces ressemblances sont trompeuses, nous devons scientifiquement conclure à l’origine commune des hommes et des animaux. Vous reconnaissez d’ailleurs que le règne animal est commun aux deux. Donc, selon vous, tous les faits sont en faveur d’une origine commune aux hommes et aux animaux. Malgré tout, tout en reconnaissant cette évidence, vous vous entêtez à prétendre que l’homme a une origine distincte, sans avoir aucun argument scientifique en faveur de ce que vous prétendez. Dans ces conditions, je ne vois pas l’intérêt qu’il y a à continuer cette discussion (je ne vois d'ailleurs pas ce qui vous gêne dans l'idée de cette origine commune).

- Deuxième catégorie : les erreurs logiques grossières. Dans cette catégorie je range votre argument : «ce n'est pas l'homme qui ressemble à l'animal mais c'est l'animal qui lui ressemble d'apparence». La ressemblance étant une relation totalement symétrique, il est logiquement absurde de prétendre que l’animal ressemble plus à l’homme que l’homme ne ressemble à l’animal.

-Troisième catégorie : les erreurs scientifiques grossières. Dans cette catégorie, je range tout d’abord l’affirmation : «Le singe est encore le singe et ne sera jamais un homme.» Je vous ai expliqué dans mon premier courrier que c’est une caricature que de dire que ma théorie prétend que l’homme descend du singe. Dans ma deuxième lettre, je revenais sur cette discussion et vous précisais que parler DU singe n’a aucun sens d’un point de vue scientifique. En effet il existe DES singes et non pas UN singe. Il faut croire que vous n’avez pas lu ou pas compris mes courriers précédents, puisque vous vous entêtez à parler DU singe qui se transforme en homme. Je place également dans la catégorie les erreurs scientifiques grossières la phrase suivante : « Les espèces hominées sur lesquelles les traités se sont penchés n'ont jamais été compatibles à la prolifération entre l'homme et l'animal. C'est l'une des plus belles preuves. » Par cette formulation, peu claire, je suppose que vous entendez que le fait que les hommes ne soient pas interféconds avec les autres animaux prouve qu’ils n’ont pas une origine commune.

Or, que les hommes et les singes ne soient pas interféconds prouve simplement que les singes ne sont pas les hommes (et réciproquement). Ça ne prouve en rien qu’ils n’ont pas une origine commune. De la même façon, le fait que les chiens et chats ne se reproduisent pas entre eux prouve simplement que les chiens ne sont pas des chats et que les chats ne sont pas des chiens, constatation que l’on peut faire avec du simple bon sens. Le fait que les singes et l'homme aient un ancêtre commun n'entraîne en rien le fait qu'ils doivent pouvoir se reproduire entre eux. A partir du moment où l'homme diverge du rameau des autres singes, il n'y pas de raison de supposer qu'il soit interfécond avec eux. J'ai traité du principe de divergence dans caractères dans L'Origine des espèces, et il est illustré par un diagramme (le seul de l'ouvrage). Je vous renvoie donc à mon livre pour une explication plus détaillée de ce principe.

Incapables de réfuter mes arguments, les tenants d'une origine distincte de l'homme les ignorent -ou feignent de les ignorer- et n'ont d'autre attitude que de présenter de ma théorie que des versions fausses et caricaturales. Dans ces conditions, je ne vois pas tellement l’intérêt de continuer une telle discussion.

Cordialement,

Charles Darwin