Jean-Pierre
écrit à

   


Jules César

     
   

Rhetorica

    Cher Jules,

Je te connais du comique «Astérix et Obélix». René Goscinny et Albert Uderzo vous représentent comme un fou qui veut conquérir le monde entièrement et qui était très cruel. Je me demande si tu étais aussi comme cela en réalité.

Pour ce qui me concerne, je ne suis pas talentueux en parler, et j'ai lu que vous aviez beaucoup de talents concernant la «rhetorica». C'est pourquoi monsieur César, j'ai une question pour bous. Voulez-vous me donner quelques indications, de façon que je vais parler meilleure, en public?

J'ai lu qu'une fois vous êtes tombé entre les mains des pirates siciliens. Est-ce que c'est était une expérience angoissante? Les pirates, ils étaient terrifiants? Est-ce qu'ils vous ont bien traité ou non?

Cher Gaius Iulius Gaii filius Gaii nepos Caesar, j'ai encore une question. Est-ce que vous pensiez, quand vous disiez les mots historiques «Alea iacta est», que ces mots deviendraient très fameux?

Bien à vous,

Jean-Pierre


De César à Jean-Pierre,

D'abord, César n'est pas fou et n'a pas l'intention de conquérir le monde. Goscinny et Uderzo sont sans doute des agents au service des ennemis de César qui tentent de détruire sa réputation auprès du peuple. Ils travaillent en vain car le peuple adore César.

Pour ce qui est de la rhétorique, César te renvoie à une réponse qu'il a donnée à François Beaumont dans un courrier qu'il a intitulé «Orateur». L'essentiel s'y trouve. Chez les pirates ciliciens (et non Siciliens), César fut traité comme un personnage de marque. Il n'était pas dans leur intérêt de maltraiter un otage. César n'avait pas peur d'eux. Il leur a dit et redit qu'il reviendrait pour les châtier tous. Ces derniers riaient. Ils ont tous été crucifiés depuis et leurs femmes ont été vendues en esclavage.

Quant à cette phrase «alea jacta est», César ne se souvient pas d'avoir prononcé de telles paroles.

Vale,

CAESAR