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Sébastien
écrit à

   


Jules César

   


Le tracé des routes
 

   

Ave Cæsar,

En lisant votre correspondance sur Dialogus, j'ai trouvé une question concernant les routes à laquelle vous n'avez pas daigné répondre. Je la trouve pourtant d'une importance fondamentale et, du coup, je la reformule. Comment avez-vous défini l'intérêt (et donc le tracé) stratégique des routes?

Je me permets d'ajouter une question: quelle topographie préférez-vous pour vos batailles?

Piètre latiniste, je ne sais dire au revoir.


Ave,

César ne se rappelle pas avoir reçu cette question. De son côté, il n'a pas vraiment créé de voie nouvelle; il a utilisé celles qui existent, tant du côté romain que dans les nouvelles conquêtes, en Gaule par exemple. Le réseau romain est fait pour converger vers Rome, bien sûr, mais, ailleurs, ces routes relient les principales cités sans en privilégier aucune.

Pour une bataille, César s'en tient au règlement d'emploi de la légion. Quand César choisit l'emplacement, les trois lignes sont placées non loin du camp, au sommet d'une légère pente avec, si possible, au fond du vallon, un ruisseau ou une zone humide. Le dispositif est resserré pour inciter l'ennemi à attaquer; il s'élance immanquablement et, méthodiquement, de la catapulte au pilum en passant par les flèches et les balles de fronde, nos projectiles disloquent ces hordes, notamment pendant que leur élan est ralenti par le cours d'eau. Enfin, les cohortes descendent la colline, en ligne, et achèvent les survivants comme à la parade. Sauf imprévu, comme à Gergovie, il n'y a aucune perte dans les troupes légionnaires.

Évidemment, quand c'est l'ennemi qui choisit le terrain, «l'action de guerre revêt le caractère de la contingence».

Vale

Caius Iulius