D.C.I. Tailleur
écrit à

   


Jules César

     
   

Le Rubicon

   

 Bonjour,

Qu'est-ce que vous avez pensé quand vous traversiez le Rubicon? De plus, vous avez dit que vous aviez fait tout pour les soldats et pour la République; quels étaient vos vrais motifs?

Vale,

D.C.I. Tailleur.


Ave,

César n'a pas franchi de gaieté de cœur ce pas décisif vers l'illégalité; ce n'est pas non plus un coup de dés, César n'a pas remis son sort entre les mains de Fortuna, la déesse de toutes les batailles, comme on le prétend à Rome avec ces mots inventés et farfelus (alea iacta est).

Non, il ne s'agissait pas de hasard mais d'un calcul tout simple: après avoir essayé par tous les moyens de trouver une entente avec le Sénat pour être consul l'année suivante, César a compris que la manœuvre de Pompée et des Pâtres se limitait à le priver de son seul atout, les meilleures légions de Rome. Alors, avec la seule XIIIème, il a marché face aux dix légions du Sénat, sûr de son droit et du soutien de huit légions acheminées en secret depuis la Gaule; et un soleil nouveau s'est levé pour Rome, la promesse d'un empire, construit autour de César...

Vale

Caius Iulius