Jean-Claude Lebas
écrit à

   


Jules César

     
   

La plèbe

    De Jean-Claude Lebas à Caius Julius Caesar

Ave Ô Grand Caesar,

À mon époque, ce qui différencie le plus les gens du peuple, c'est plutôt la qualité de leurs relations sociales que l'argent. Pourtant, nous pouvons tout faire avec l'argent. Nous pourrions même bientôt aller marcher sur la lune si nous avons beaucoup d'argent.

À ton époque, la plèbe et les patriciens semblent aussi se distinguer par leur entourage, leurs ancêtres et leurs relations sociale, n'est-ce pas?

Certains parmi la plèbe ont beaucoup d'argent mais restent-ils de la plèbe?

Que la robustesse t'accompagne.



De César à Jean-Claude Lebas, salut!

Par «pharisiens», César présume que tu veux parler de «patriciens». Si c'est le cas, tu as en partie raison. La plèbe et le patriciat se distinguent par leur lignée familiale. C'est là la différence majeure. Par contre, il est faux de dire qu'ils se différencient par leurs relations ou par leur entourage. L'élite de Rome est composée à la fois de plébéiens et de patriciens et les charges publiques sont accessibles à tous (à l'exception du tribun de la plèbe), si ces derniers ont de l'argent, bien entendu. À une certaine époque, la richesse appartenait exclusivement au patriciat. Mais aujourd'hui, Rome compte un grand nombre de riches plébéiens et beaucoup de patriciens désargentés.

La seule manière de passer d'un groupe à l'autre est l'adoption. Par exemple, c'est grâce à ce procédé que Clodius a pu devenir membre de la plèbe.

Cependant, le prestige, la reconnaissance et la richesse d'un citoyen n'a rien à voir avec le fait d'être patricien ou plébéien. La société est divisée en cinq classes de citoyens (déterminée par la richesse, la propriété, etc.) avec, tout en haut, l'élite de la République (plébéiens et patriciens confondus). Il existe aussi une «classe» supplémentaire tout en bas: les capite censi, ceux qui n'ont rien et qui ne prennent pas part à la vie publique.

CAESAR



En complément de mon courriel intitulé «la plèbe»

De JC Lebas à César

Ave O grand César, excusez-moi pour le tutoiement. A mon époque existe une lecture amusante représentant des Gaulois et des Romains. Il s'agit d'Astérix et Obélix. Ces personnages ont tendance à facilement se tutoyer. Ce qui fait que nous pensons inconsciemment que les Romains se tutoyaient.

Que la robustesse vous accompagne.



À JC Lebas,

Le tutoiement est la façon correcte de t'adresser aux gens de l'époque de César. Il n'a donc rien à te reprocher.

Les gens de ton époque ont cette étrange tendance à utiliser le «vous» quand ils s'adressent à une personne importante, ce qui est incompréhensible pour César. Aussi importante qu'elle soit, elle n'est toujours qu'une seule personne, ce qui ne justifie pas l'emploi du pluriel.

CAESAR