Pieroguix
écrit à

   


Jules César

     
   

Conquêtes, conquêtes

    Ave César, grand et célèbre nom du passé!

Une question au bénéfice de notre compréhension propre, pour un avenir meilleur, ne saurait être autrement récompensée que par la philosophie issue ta longue expérience.

Avec un peu de recul, maintenant que l'Histoire est écrite, que pensez-vous de toute ces conquêtes effectuées -au prix de combien de vies sacrifiées? N'était-ce pas un déploiement démesuré de terreur et de violence, dans le but -ou animé par la curiosité- de savoir jusqu'où Rome pourrait s'étendre? Était-il réellement nécessaire d'envoyer autant d'hommes se battre et mourir aux quatre points cardinaux pour détruire et conquérir plutôt que pour séduire et instruire?

Avec un recul quasi post mortum, ne pensez-vous pas que cette expansion était peut-être démesurée ou, au contraire, qu'elle eût été bénéfique? Ressentez-vous quelque remord, avez vous quelque regret? Et surtout qu'est-ce qui, en vous, vous a inspiré dans cette quête de toujours plus de pouvoir, de terres, pour au final une satisfaction futile et éphémère, maintenant révolue? Je vous rassure, nos dirigeants ne sont guère plus évolués de nos jours après quand même plus de deux mille ans d'Histoire et d'évolution supposée. Je ne dénie cependant pas vos valeurs dont nous avons en partie le plaisir de bénéficier encore aujourd'hui.

Merci de votre humilité et de votre intérêt pour la question.

Avec le respect et la considération qui se doit.

César Ave!

Ave,

César n'a pas de regrets; il continue son œuvre pour instaurer un nouvel ordre politique dont Rome sera le gardien pour mille ans.

Les Romains ont vocation à gouverner le monde et, bien sûr, on ne peut demander aux autres peuples de devenir leurs esclaves de gaieté de cœur; la guerre est le prix à payer mais aussi la raison d'être de Rome.

Vale Caius Iulius