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Maribel
écrit à

Atalante


Les femmes d'aujourd'hui


   

Atalante, vaste modèle de l'héroïne pour toutes les femmes:

Tout d'abord, je vous offre mes respects les plus humbles. J'ai lu votre histoire et j'ai été très impressionnée. Au-delà des contes, pour vous être fait une place dans la mythologie grecque, dans ce qu'on appelle le cycle archaïque, une période où les femmes étaient peu considérées, vous deviez être un personnage beaucoup plus impressionnant encore, ce qui a déterminé ce qui compte. Démystification  et dévaluation ont certainement réduit leur vraie gloire.

Deuxièmement, pardon pour mes erreurs de langage. Je vous écris dans une langue inconnue pour moi, alors je regrette toutes ces erreurs de syntaxe. Ma langue maternelle est le castillan et le catalan.

La raison pour laquelle je vous écris est la suivante:

Après tout ce que les femmes ont lutté pour parvenir à l'égalité avec les hommes, j'ai peur de l'important retour en arrière que nous vivons maintenant. Je me demande ce que vous en pensez. Votre figure est un symbole des femmes rebelles contre le patriarcat, de sorte que votre opinion est très appréciée à ce sujet. Comme je suis concernée, je vais inclure vos commentaires dans un projet de classe.

Très reconnaissante pour votre temps,

Maribel


Salut Maribel!

Tu me fais un grand plaisir en reconnaissant ma valeur et en me couvrant d’éloges. Merci mille fois.

Les mentalités sont lentes à changer, car les hommes vivent vieux et s’accrochent à leurs idées. Il n’y a qu’une seule solution: ne pas abandonner, ne jamais abandonner. C’est une lutte perpétuelle et seule la constance de notre résilience peut, à petits pas, nous amener vers un monde où les femmes pourront être maîtresses de leur vie. J’y crois.

Lorsque j’affronte un fauve, il me renifle et il me toise. Peut-être qu’il décèle en moi de la peur et de la faiblesse. Peut-être qu’il songe à tout ce qui fait de moi son inférieur. Peut-être qu’il croit que la bataille sera vite gagnée. La vérité est que ce qu’il croit, ce qu’il pense, ce qu’il déduit n’a aucune emprise sur la réalité. Il me croit faible, mais je ne le suis pas. S’il s’agite et grogne et que je me recroqueville, alors il aura eu raison. Cependant, si je me dresse face à lui et que je m’impose, il sera éventuellement obligé d’accepter la réalité en dépit de sa position initiale. Pour un fauve, quelques minutes suffisent pour qu’il comprenne le bon sens. Les hommes prennent plus de temps, mais il ne faut pas abandonner pour autant, car si tu as l’impression qu’il y a un recul, c’est alors que l’avancée prochaine sera fulgurante. Si l’ennemi crie plus fort, tu peux être certaine d’avoir l’avantage.

Bonne chance à toi, ma sœur d’armes!

Atalante

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