Callam
écrit à

   


Achille

     
   

Légende des Myrmidons

   
Honneur, à vous Pèlèiade Akhilleus. Je vous embrasse les genoux, mon illustre Envoyé.

Je voulais savoir, Ô grand divin fils de Pèleus, si vous connaissiez le mythe qui raconte le retour du peuple noir sur l'île de votre divin grand-père Eaquè à la grande puissance, ce peuple que vous, seigneur au pied rapide, vous commandiez au nom de l'illustre dieu, et tel que les Akhaiens tremblaient à sa vue, le peuple où la guerre et l'élégance comptaient le plus au monde?

Je parle bien sûr des Myrmidons créés par Zeus qui amasse les nuées, sur la demande de votre divin grand-père!


Khaïré Callam!

Je connais cette histoire par coeur -car ce n'est pas un mythe!- pour l'avoir entendue et chantée moi-même si souvent. Cependant, mes Myrmidons à moi, mes guerriers, ne sont pas issus d'Égine la Sainte, ce n'est que le nom que mon père a donné à cette armée, composée de braves Thessaliens, qui m'a suivi sur mer et terre, fidèle à mon pas et à mon bras.

Ce choix n'est pas un hasard, bien entendu, c'est un hommage à la mémoire du divin et sage Éaque qui est devenu juge aux Enfers, aux côtés de Minos et de Rhadamanthe.

Que les dieux veillent sur toi, Callam, toi qui portes en bouche des mots qui me plaisent!

Achille



Ô très cher Akhilleus au pied rapide,

Je vous demande mille pardons mon beau et puissant Envoyé, mais je ne vous parlais pas de la naissance du peuple le plus fort et le plus loyal, mais de  son retour sur la très sainte Egina.
Après que vous êtes tombé devant la très grande Ilios aux grandes murailles, votre peuple fut dissout, mais il est chanté que ce peuple reviendrait et reprendrait la très grande et très belle Egina, aux mains d'un peuple dont les Dieux sont accablés de mille maux.

Ô grand divin Akhilleus, cher à Zeus à la barbe scintillante, puissiez-vous, si vous la connaissez, la conter à ces fourbes, à ces barbares au Dieu unique qui par leurs arrogances n'ont que trop insulté nos Dieux.

Quelle tristesse pour ma pauvre personne, que vous, le plus puissant des Akhaiens, vous ne vous rappeliez pas celui qui vous a suivi devant les murs de la très grande Troie, combattant avec honneur à vos côtés et que vous avez embrassé comme un frère avant de tomber par ce trait du bel Alexandros. Moi qui traverse les siècles, les millénaires, attendant les décisions des très puissants, Anepou au doux pelage, du très grand Zeus à la sage parole, d'Athéné aux yeux clairs, et des autres dont je ne suis que l'humble serviteur.



Je ne peux ni connaître, encore moins chanter, ce que je n'ai pas encore vécu, tu en conviendras.

Achille



Veuillez, très grand Pèlèiade, accepter mes pauvres excuses, et je me mets à vos pieds pour avoir eu la bonté d'accorder de votre temps divin à ma personne.

Moi, Callam à l'armure noire, humble serviteur des puissants Olympiens, ai fini de voler de votre temps qui ne m'était pas consacré, divin Akhilleus au pied rapide.

Je me remets à genoux et embrasse les vôtres mon illustre Envoyé, et je fus comblé d’avoir pu échanger à nouveau des paroles avec votre divine personne.