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 Alexandre le Grand
écrit à


Achille


Grand Achille


 

Grand Alexandros Basileus,

J’ai entendu parler de la gloire d’un grand roi qui portait le nom d’Alexandre. On m’a raconté qu’il m’admirait entre tous, vouait à ma mémoire un culte et prétendait être de ma descendance divine.

Si cela est vrai et que tu es cet homme, je te salue bien chaleureusement!

Achille


Ô Achille,

Après des années, je reçois ton message. Je suis retourné dans cette terre qu'on appelle l'Égypte et son peuple m'a accueilli en héros. Un scribe m'a fait parvenir un papyrus qui, à mon grand étonnement, était signé d'un certain Achille. Tu ne peux pas imaginer quelle a été ma joie.

Je me suis enivré toute la nuit en compagnie de mes amis pour fêter ça. Ensuite j'ai lu ton message. Court, mais tellement beau. Je descends bien de toi, Achille, tout comme ma mère.

Je dois remettre ce message à mon scribe, car je dois m'en aller pour Babylone, capitale de l'Empire perse. Je sens un complot parmi mes amis, on m'offre de plus en plus de vin. Que se passe-t-il? Je ne puis le dire.

Je te salue!

Alexandre Le Grand, Alexandre III de Macédoine


Achille l’Éacide te salue, Alexandre le Grand!

Comme je te plains de soupçonner ainsi tes amis! N’y a-t-il personne en qui tu puisses avoir une confiance absolue, entre les mains de qui tu placerais ta vie et celle de tes enfants? Il me semble bien improbable que tous se soient détournés de toi.

Je n’ai jamais voyagé jusqu’à l’Égyptus. Autrefois, nous en rêvions, Patrocle et moi. Ce temps est loin derrière et je ne peux qu’espérer que tes jours soient plus heureux que les miens, ô grand roi!

Que les dieux te protègent!

Achille


Alexandre III de Macédoine te salue de même, Achille l'Éacide,

Il y en avait bien un... Héphaistion... mon ami... Mais il a subi le même destin que Patrocle, hélas.

Les autres ne suivaient que l'enseignement de mon père, un homme intelligent, mais il avait certains principes dont je me détourne. Ma mère tarde de me revoir mais je dois continuer.

Je suis arrivé a Babylone, mais les acclamations ont cessé... Je me sens seul sans Héphaistion.

Que les dieux guident ton chemin!

Alexandre III de Macédoine, dit le Grand

Salutations, ô Alexandre!

Je connais ton Héphaïstion, ou plutôt il m’avait écrit il y a quelque temps. Il avait intitulé sa lettre: «Moi, l’autre Patrocle». Je l’avais trouvé très noble et aimable. Je suis désolé d’apprendre sa mort. Je ne te souhaite pas de réconfort, car je sais qu’il n’existe aucun remède à la douleur d’avoir perdu un tel être.

Que les dieux te protègent, grand Roi!

Achille


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